Certaines histoires nous accompagnent pendant des années.
Elles reviennent régulièrement dans nos pensées, ressurgissent au détour d’une conversation ou s’invitent lorsque nous tournons la dernière page d’un livre. Parfois, nous avons même déjà commencé à les écrire… avant de refermer notre carnet ou notre ordinateur, faute de savoir par où poursuivre.
Alors une question finit souvent par s’imposer :
« Est-ce que mon histoire mérite vraiment de devenir un livre ? »
C’est probablement l’une des questions que l’on me pose le plus souvent.
Et, avec le temps, j’ai réalisé qu’elle n’était pas tout à fait la bonne.
Après plusieurs années passées dans une maison d’édition, puis à travers les échanges que j’ai aujourd’hui avec les personnes qui souhaitent transformer leur vécu en projet de livre, j’ai constaté une chose : ce qui fait la force d’un livre n’est pas le caractère exceptionnel de l’histoire, mais ce qu’elle transmet.
Un lecteur ne cherche pas seulement à découvrir ce qui vous est arrivé.
Il cherche une émotion, une réflexion, un écho à sa propre vie.
Alors, comment savoir si votre expérience mérite d’être explorée ?
1. Vous ressentez le besoin d’y revenir
Certaines expériences continuent de nous accompagner bien après les avoir vécues.
Elles nous ont transformés. Elles ont changé notre regard sur le monde ou sur nous-mêmes. Elles reviennent sans que nous sachions vraiment pourquoi.
Si vous ressentez régulièrement le besoin d’y penser, d’en parler ou d’écrire quelques notes à leur sujet, ce n’est peut-être pas un hasard.
Très souvent, les personnes que je rencontre commencent par me dire : « Je ne sais pas pourquoi, mais cette histoire ne me quitte pas. »
Et c’est souvent là que commence un véritable projet de livre.
2. Votre histoire dépasse votre propre expérience
Beaucoup de personnes pensent qu’il faut avoir vécu quelque chose d’extraordinaire pour écrire un livre.
Je n’en suis pas convaincue.
Les histoires qui marquent le plus sont rarement celles qui cherchent à impressionner. Ce sont celles qui racontent quelque chose de profondément humain.
La perte d’un proche, une maladie, une reconversion, une reconstruction après une épreuve…
Ces expériences sont personnelles, mais elles parlent aussi de peur, d’amour, d’espoir, de résilience ou de transmission.
Autrement dit, elles parlent de nous tous.
Posez-vous cette question : qu’est-ce qu’un lecteur pourrait reconnaître de lui-même dans mon histoire ?
Si une réponse commence à émerger, vous tenez probablement quelque chose de précieux.
3. Vous ne savez pas encore quelle forme lui donner
C’est sans doute l’idée reçue que je rencontre le plus souvent.
Beaucoup pensent qu’avant de commencer, il faut déjà savoir s’ils écriront un témoignage, une autobiographie ou un roman inspiré de leur vécu.
En réalité, cette décision vient rarement au début.
Elle est souvent la conséquence d’un travail plus profond : comprendre ce que l’on souhaite raconter, pourquoi on souhaite le raconter et ce que l’on veut transmettre.
Avant de choisir une forme, il faut d’abord trouver le cœur de son histoire.
4. Vous ressentez le besoin de transmettre
Toutes les personnes qui souhaitent écrire n’ont pas les mêmes motivations.
Certaines veulent laisser une trace à leurs proches.
D’autres espèrent aider des personnes qui traversent une situation similaire.
D’autres encore souhaitent simplement donner du sens à ce qu’elles ont vécu.
Quelle que soit votre raison, ce désir de transmission est souvent un excellent point de départ.
Car un livre ne se limite pas à raconter une succession d’événements.
Il permet de partager un regard, une expérience et parfois même une façon différente de voir le monde.
5. Vous avez encore beaucoup de questions
On imagine souvent qu’il faut avoir toutes les réponses avant d’écrire.
Je pense exactement l’inverse.
Dans les premiers échanges que j’ai avec les personnes que j’accompagne, les questions sont souvent bien plus nombreuses que les certitudes.
- Quelle histoire raconter ?
- Où commencer ?
- Que garder ? Que laisser de côté ?
- Qui pourrait avoir envie de lire ce livre ?
Ces questions ne sont pas un obstacle.
Elles font partie du processus.
Et bien souvent, les prendre au sérieux permet d’éviter de se lancer trop vite dans une écriture qui risque ensuite de manquer de direction.
Une histoire ne mérite pas de devenir un livre parce qu’elle est extraordinaire.
Elle mérite de devenir un livre parce qu’elle porte quelque chose qui peut être transmis.
C’est une nuance importante.
L’objectif n’est pas de raconter toute votre vie.
Il est de faire émerger une histoire qui a du sens, de lui donner une direction et de trouver la manière la plus juste de la partager.
Et ce travail commence bien avant la première phrase.
Vous vous posez encore la question ?
Si vous hésitez encore à savoir si votre expérience peut devenir un véritable projet de livre, sachez que vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses avant de commencer.
Au contraire.
Prendre le temps de réfléchir à son histoire, à son fil conducteur et à ce que l’on souhaite transmettre constitue souvent la première étape du projet.
C’est précisément ce que je propose à travers l’accompagnement éditorial des Éditions Brianna : vous aider à faire émerger une histoire claire, à lui donner une structure solide et à construire un projet de livre fidèle à votre vécu comme à vos intentions.
Et vous ? Y a-t-il une histoire qui revient régulièrement dans vos pensées, sans que vous sachiez encore quoi en faire ?
